Objectifs

Objectifs de la capacité en droit

Une ouverture sur le monde, de l’enseignement supérieur, du travail, des concours , administratifs et du du droit au quotidien


Objectifs

Une ouverture sur le monde

  • De l’enseignement supérieur
  • Du travail
  • Des concours administratifs
  • Du droit au quotidien

Pour :

  • avoir un équivalent bac
  • se former ( DIF, Convention de formation )
  • valoriser d’autres formations en particulier dans le secrétariat
  • se préparer aux concours administratifs et à la licence en Droit
  • connaître ses droits et acquérir une culture juridique indispensable

I Une ouverture sur le monde de l’enseignement supérieur :

Un diplôme ancien

La Capacité en Droit est un diplôme universitaire français reconnu par l’Etat depuis sa création par Napoléon Ier en 1804.
Comme le Diplôme d’Accès aux Etudes Universitaires (D.A.E.U.), la Capacité en droit est un « diplôme de la seconde chance » puisqu’il s’adresse à ceux qui n’ayant pas obtenu le bac veulent néanmoins engager des études supérieures.

En permettant une reprise des études à des personnes déjà entrées dans la vie active et, souvent, tributaires de leurs horaires de travail, il constitue un tremplin de promotion sociale.

A ceux qui sont certains de leur passion pour le droit, la Capacité en Droit devrait être recommandée de préférence à certaines autres formations accessibles sans le bac mais peu concentrées sur les matières juridiques (ex. : D.A.E.U., sorte de Bac en formation continue).

Un diplôme précieux

La Capacité en Droit existe aussi dans certains pays francophones, notamment en Afrique (Algérie, Bénin, Cameroun, Sénégal, par exemple). Des étudiants étrangers de passage en France apprennent souvent avec intérêt son existence et, de retour diplômés, œuvrent pour sa création dans leur pays.

La Capacité en Droit apporte une formation de base dans le secteur juridique. Il ne s’agit pas de créer des spécialistes de telle ou telle branche du droit. Il s’agit seulement de transmettre aux capacitaires une culture générale du droit. Or, même ce "modeste" objectif requiert une forte motivation chez les impétrants, lesquels sont ensuite récompensés par la variété des débouchés offerts.

La plupart des Capacités en Droit françaises révèlent un taux de 70 % d’échec à l’issue de la première année.
Mais cette statistique inquiétante est quelque peu trompeuse car elle dissimule une réalité rassurante : la presque totalité de ceux qui échouent sont des capacitaires qui ne se présentent pas aux examens (soit parce qu’ils ont retrouvé un emploi durant l’année, soit parce les aléas de la vie les ont rapproché d’autres préoccupations, ...). Car, c’est un constat habituel pour l’observateur ceux qui assistent au cours et qui se présentent à leurs examens atteignent un taux de réussite proche de 80%.

Selon les résultats obtenus, la capacité en droit permet d’accéder en première ou deuxième année de licence en droit. Le Capacitaire intègrera la 1ère année sans être titulaire du bac et même la 2ème année de licence si sa moyenne sur l’ensemble des deux années est au moins égale à 15/20.

Elle peut être un équivalent du baccalauréat. Sous certaines conditions (décision du Président de l’Université sur proposition d’une commission pédagogique) elle permet de s’inscrire dans d’autres filières universitaires. Elle permet aussi de s’inscrire à certains concours administratifs (renseignements auprès du SIO - Maison de l’Université - Tél. : 03 80 39 52 40 ; sio@u-bourgogne.fr).

Elle favorise la réussite de ceux qui passent le diplôme d’accès aux études universitaire (D.A.E.U.). La Capacité en Droit permet d’être dispensé des deux épreuves " spécialisées " du DAEU option A (Diplôme d’accès aux études universitaires) qui ouvre la porte de toutes les filières des Sciences humaines, ne laissant plus aux capacitaires que l’obligation de passer deux épreuves d’expression. D’abord l’épreuve de français qui n’est bien souvent qu’une formalité. Au passage, soulignons que ceux qui prennent parfois appui sur les lacunes orthographiques et grammaticales effectives des capacitaires pour leur dénier d’avoir un niveau suffisant pouvant mériter l’équivalence du Bac, n’ont certainement pas corrigé récemment les copies des bacheliers inscrits en Deug. Reste l’épreuve de langue vivante qui peut, suivant les cas, s’avérer plus délicate puisque le programme de capacité ne comprend pas ce type d’enseignement. Ceux, qui parmi les capacitaires ont suivi des études secondaires complètes (plus du tiers aujourd’hui), ont évidemment plus de facilités dans cette épreuve linguistique.

Seule l’inscription en 2ème année de Capacité confère le statut d’étudiant

II Une ouverture sur le monde du travail

Formation juridique pour une promotion sociale ou professionnelle.
Acquisition de qualifications nouvelles par une formation souple en dehors des heures de travail.

DIF et convention d’entreprise.

pour une information sur le DIF

http://travail-emploi.gouv.fr/le-dr...

Complète les dossiers pour la Validation d’Acquis de l’Expérience.

Accès privilégié à des fonctions d’assistance de professionnels du secteur judiciaire (notaires, avocats, huissiers...).

Appui d’une demande de promotion interne dans le monde de l’entreprise. La Capacité en Droit apporte un intéressant complément d’études à ceux qui se destinent aux carrières de Secrétariat (Secrétariat de Direction, Secrétariat Commercial, Rédacteurs Juridiques...) à ceux qui sont intéressés par les services de contentieux des entreprises. Les banques, les compagnies d’assurance, les professions immobilières ou boursières recrutent des capacitaires.

La Capacité en Droit est un diplôme spécialisé se suffisant à lui-même.

Résumé des quatre années que comportent les deux premiers cycles universitaires, la Capacité en Droit est une formation courte, légère mais panoramique du Droit. Aucune comparaison dévalorisante de niveau ne peut dès lors être établie entre cette formation synthétique et l’étude approfondie mais fragmentée et partielle que constitue la première année de licence, voire la deuxième.

C’est la grande force de la Capacité en Droit d’être, au besoin, une fin en soi contrairement au BAC qui n’a aucune valeur marchande sur le marché de l’emploi. Corrélativement, le capacitaire n’est pas prédestiné à poursuivre des études supérieures, voire à poursuivre aucune autre formation.
Ainsi, ne délivrer le diplôme qu’en fonction de l’aptitude éventuelle du candidat à poursuivre en Deug est une aberration. On peut être Capacitaire en Droit et n’avoir aucune aptitude aux études supérieures généralistes mais faire un bon professionnel, ou n’entreprendre par la suite que des études professionnelles qui n’auront pourtant rien à envier au final aux études universitaires pour l’individu concerné.

C’est cette qualité de diplôme " qualifiant " qui est souvent oublié, on ne tari généralement pas d’éloges sur le courage, le sérieux de ces capacitaires qui, à tout âge, osent reprendre des études.

Des professionnels, ou des étudiants du supérieur dans d’autres filières, comprennent parfois d’eux-mêmes quel appoint présente pour eux une formation comme la Capacité en Droit. Certains la préparent même en sus de leur cursus principal. S’ils ne sont pas les plus nombreux, ils s’en trouvent régulièrement dans les amphis de la Capacité.

III Une ouverture sur le monde des concours administratifs

Le module de note de synthèse complété par ceux de droit public, droit
administratif et droit civil permet d’être armé pour affronter les épreuves des concours administratifs de catégorie B.

IV Une ouverture sur le monde du droit au quotidien

Le Droit fait partie de notre vie de tous les jours mais hélas ce n’est qu’en cas de litige que nous sommes confrontés à cette réalité et bien souvent il est trop tard. La Capacité en Droit permet d’appréhender les règles qui gouvernent nos institutions mais également celles de notre vie privée, ou du monde du travail.

mardi 17 juillet 2012